Parasar a écrit : ↑Hier, 18:50
Quand j'écris 6-10 pourquoi réponds tu 4 ?
Ça se discute en terme de stabilite car je n'oublie pas les 17e place mais sur la période 2008-2018 y a 6 qualifs non ?
Donc meme si on ne prend que la periode 2012-2019 il y a oui une certaine constance : que des places dans le top 10, un titre et des qualifs européennes. Le nier c'est nier l'évidence. On peut dire que tout cela reposait sur du sable pourquoi pas mais ça a tenu 7 ans.
Le découpage des périodes, c'est déjà un point qui fait qu'on tombe sur des incompréhensions durables quand on essaye de jauger des bilans de présidence. Tu l'as dit toi-même, tu ne juges qu'à l'aune des résultats directs et c'est une méthode qui t'appartient, mais je pense pour ma part qu'elle ne peut pas fonctionner pour isoler la qualité du travail entrepris. Une saison c'est court, le foot est tout sauf un sport déterministe sur l'instant, c'est vite fait d'y rajouter du bruit de sur- ou sous-performance. En plus le classement dépend aussi des performances des autres équipes, le travail sur la formation ou le recrutement sont d'une longueur d'onde plus importante que la saison...
La période de stabilité que tu cites, que je suis tout aussi prêt à attribuer au crédit de l'ancienne direction, je la ferais commencer plus tôt par exemple : environ vers l'été 2010. Suite au retour un peu bringuebalant en coupe d'Europe, on a eu un effort patient de reconstruction d'une équipe expérimentée, le salary cap, une forme de structuration du club autour de Galtier et Tessier qui avaient bon espoir de permettre au club de se stabiliser – même si les problèmes amenés par leur gestion humaine étaient déjà là, on en reparlera plus tard. C'est bel et bien ce qui s'est passé par la suite, même si on a mis deux saisons complètes à retrouver l'Europe. D'ailleurs, la fin de saison cruelle contre Bordeaux (je crois) en 2011-2012 suffirait pour toi à annuler la qualité du travail entrepris à ce moment-là ? Pas pour moi.
Je ferais aussi finir cette période plus tôt, en 2014. Le recrutement de l'été 2013 montrait déjà les limites de la politique du couple Romeyer-Galtier, mais comme le cadre des saisons précédentes restait et qu'on a réussi à surfer sur la pure beauté de 2012-2013 en faisant encore mieux comptablement, ça fonctionne. Derrière par contre, on rate continuellement le coche en nous enfermant dans le recrutement "bon petit joueur de Ligue 1 de moins en moins bon dans le catalogue du frérot Wantier ou Venditelli" et ça s'est traduit par un déclassement progressif, on peut l'identifier comme une erreur stratégique. Se reposer sur le fait qu'on était toujours européen durant cette période, avec d'ailleurs des campagnes un peu meilleures grâce à l'expérience accumulée, c'est un peu comme ne pas se faire augmenter d'année en année et voir l'inflation diminuer ton pouvoir d'achat mais on te dit "t'inquiète, t'es encore loin du seuil de pauvreté"... Jusqu'à ce que t'y arrives pour de bon, et là c'est la hess. Pire, les pratiques humaines dégueulasses de Galtier et Romeyer dont on a encore eu un nouvel exemple cette semaine ont à ce moment-là fini par rattraper le club, tous les joueurs savaient qu'en allant à Sainté ils avaient un risque non négligeable de finir par se faire traiter comme de la merde même pour les standards du foot pro français. Ça aussi c'est une défaillance organisationnelle claire et je suis même pas sûr que son impact soit totalement estompé aujourd'hui en termes de réputation du club.
2010-2014, ça fait 4 ans. C'est déjà pas mal en effet, sauf qu'on a enchaîné par une spirale de 7 ans où rien n'est allé dans la bonne direction et deux dernières années complètement bordéliques en Ligue 2 où il y a eu au moins un petit reset, mais les décisions semblaient complètement aléatoires. Jamais je pourrai trouver ça sérieux d'accorder le moindre crédit à la présidence pour la montée de 2024, très honnêtement, surtout vu la façon dont Romeyer a mené la vie dure à Batlles. Concevoir la direction comme devant répondre de la totalité de son organisation, en positif comme en négatif, ça a ses limites.
Pour l'instant, ce qu'on peut isoler de clairement négatif dans le bilan de KSV, c'est
1) N'avoir cherché que des pistes trop ambitieuses (et bizarrement toutes serbes aussi, bon après j'ai rien contre des petits pas de danse sur Kalašnjikov) pour recruter un latéral droit à l'hiver 24-25 ;
2) Même si je ne partage pas cet avis, avoir fait confiance aussi longtemps à Horneland est au moins débatable ;
3) Éventuellement la gestion de la préparation physique à l'été 2025, puisqu'elle a été dirigée selon des principes identifiables comme les leurs et que ça a fini par pêcher à certains moments.
Là, on voit clairement leur action et une conséquence négative au plus ou moins long terme, c'est juste. Qu'on étende par contre leur responsabilité au manque de motivation de certains joueurs après quelques bons résultats ou pire au classement rageant de fin de saison sans rien considérer du contexte, là ça me paraît trop fort. De même que j'irai pas chercher Romeyer pour l'incroyable malchance de la saison 2008-2009 en championnat ou pour le fait de ne pas avoir accroché l'Europe en 2011-2012.