Saintélafamille a écrit : ↑16 août 2026, 16:25
___ a écrit : ↑16 août 2026, 12:30
Jacmo42 a écrit : ↑16 août 2026, 09:40
biboutitou a écrit : ↑15 août 2026, 21:53
Druss a écrit : ↑15 août 2026, 18:48
Il n’y a plus vraiment besoin de pluie torrentielle pour avoir des innondations. Les sols sont tellement secs qu’ils sont mperméables comme du béton. Un filet d’eau resterait en surface
Autre élément concernant l’incidence de l’augmentation de la temperature des océans :
Tout d’abord, la température de surface détermine l'énergie accumulée par les vents qui soufflent en surface. Quand l’eau est chaude, les vents se chargent en énergie qu’ils devront decharger d’une manière ou d’une autre. Ils peuvent le faire doucement en rechauffant les terres ou violement par des tempêtes, ouragans, etc...
Ensuite, la temperature des eaux de surface détermine la solubilite des gaz dans l’eau (loi de Henry). A pression constante, plus la T° de l’eau est chaude, moins les gaz se solubilisent. Donc, il y a moins d’oxygène dans les eaux ce qui est terrible pour la faune et aussi moins de CO2. Or, moins de C02 dans la mer veut dire plus de CO2 dans l’atmosphère (principe des vases communicant). Du coup, il y a aggravation de l’effet de serre.
Et je ne rentrerais pas dans les détails de la température des eaux en profondeur qui alimente la circulation oceanique et qui est à l’origine de la formation de points froids aux poles. Bref, on parle beaucoup de réchauffement atmosphérique lorsqu’on parle de dérèglement climatique. Mais on passe beaucoup trop vite sur le réchauffement de la température des oceans qui est une véritable bombe a retardement (comme le dégel du permafrost) .
Le ruissellement sur sol sec est réel, mais seulement sur la 1ère pluie, après les sols se réhumidifient progressivement et supportent les pluies d'après.
Sinon,

et

pour la suite.
De façon générale, la nature supportera les changements à venir, elle en a vu d'autres, les fragiles dans l'affaire, c'est nous; c'est nous pour qui le changement est anxiogène parce qu'on fonctionne dans des systèmes très fragiles supportant peu la variabilité.
Oui, d'ailleurs, l'expression "détruire la nature" n'a aucun sens, c'est du néopaganisme bizarre.
On perturbe un système qui trouvera un autre équilibre. Il semble très improbable qu'on fasse par exemple totalement disparaître le vivant sur Terre.
Cela n'empêche pas, évidemment, de chercher à minimiser notre impact en tant qu'espèce.
(bon, dans les faits, nous aussi on sait s'adapter)
Ce sont des truismes assez candides, tout ça. Quand il s'agit d'arbitrer sur les usages de l'eau, de réinvestir des habitats détruits par le feu ou les inondations (cas de plus en plus fréquents en France), et de pleurer les victimes, la pensée magique n'a qu'une utilité réduite !
Nous ne sommes pas différents ou extérieurs à la nature, c'est bien ça, le sujet. L'idée n'est d'ailleurs pas nouvelle d'aller jusqu'à dire que la nature, ça n'existe pas ; in fine, ce concept n'est qu'une construction théorique d'une partie de l'humanité pour justifier sa manière d'exploiter son milieu.
Je trouve ça d'une naïveté confondante, quand j'entends ceux qui défendent qu'il ne suffirait que d'un surcroît de tout ce qui a mené à la déconfiture actuelle, pour la dépasser tranquillement. C'est assez shadokien, dans le fond.
Le terme de nature est polyémique : il y a la nature comme totalité (par ex les lois de la nature et oui effectivement l'humain en fait partie) et la nature comme ce qui existe indépendamment de l'être humain (le loup etc.) Garder ce dernier sens du terme me semble assez important si on veut avoir un rapport non utilitariste aux animaux sauvages. Genre on peut tuer les loups parce qu'ils ne sont pas nécessaires au milieu humain.
Après oui on peut essayer de dépasser le sens de nature comme dans les slogans "nous sommes la nature qui se défend" ou les réflexions théoriques tirés de l'anthropologie, ou à partir de l'Anthropocène mais il me semble important de ne pas tout vouloir ramener sous la coupe de l'être humain. Il y a du féral, du sauvage et cela doit continuer à exister hors de l'humain.
Je faisais en effet référence à Descola, et je voulais signifier exactement l'inverse, car nous sommes d'accord

La "nature" ne nous est pas extérieure, nous ne serons jamais dans une bulle où l'on pourrait maîtriser tranquillement les paramètres comme dans un jeu vidéo de gestion. Au contraire, elle s'impose à nous.
S'entêter à vouloir continuer dans l'approche uniquement utilitariste/prométhéenne/prédatrice, au regard des connaissances scientifiques des 40 dernières années, est complètement irrationnel. Il nous faut au contraire - enfin ! - tirer les leçons de nos découvertes : la nécessité de préserver la diversité du vivant, d'économiser l'utilisation des ressources pour ne pas les épuiser, etc.
J'étais au Louvre ce matin, à une exposition sur l'eau en Mésopotamie. Il y a un lien très probable (pour ne pas dire certain) entre l'aridification de la zone, et les activités économiques non maîtrisées (déforestation, culture intensive des dattiers, qui ont épuisé la ressource en eau et acidifié les sols, etc.). On pourrait parler de l'Islande, qui n'est devenue ce quasi-désert spectaculaire mais inhospitalier, que par l'action des colons vikings, qui ont surexploité (et quasiment exterminé !) les forêts qui recouvraient l'île.
Vraiment l'impression qu'on rejoue ce mauvais sketch, à une échelle démesurée. Et je te rejoins : on a besoin de "sauvage", de vivant "spontané" qui ne soit pas sujet à une tentative de maîtrise de notre part. Bref, on a besoin d'humilité, bien plus que KSV !
Bûcher, guillotine ou peloton d'exécution : la méthode importe peu, du moment qu'on y envoie la VAR !