___ a écrit : ↑12 août 2026, 15:00
Parasar a écrit : ↑12 août 2026, 12:59
Sauf que Cabella on ne l'a pas pris dans un objectif de spéculation.
Il se trouve qu'on fait une plus value mais ce n'était pas l'obj. L'obj 1er avec Cabella était de trouver un leader technique qui apporte une nlle dimension à l'équipe. Les exemples que j'ai cités n'entrent clairement pas dans la même logique.
Je ne suis pas d'accord avec toi. Si on prend une armada de jeunes de 18 à 21 ans, c'est parce qu'on sait qu'il y en aura les 3/4 au moins qui ne progresseront pas au niveau espéré. C'est exactement comme un fonctionnement de centre de formation classique, sauf que tu vas chercher des mecs avec 3/5 ans de plus.
Ça n'empêche pas que dans le lot, tu peux espérer en garder quelques uns pour tirer l'équipe vers le haut, et pas seulement les revendre à la première occasion. La seule différence avec Cabella, c'est qu'avec lui on voulait un impact immédiat, alors que là on l'espère à moyen terme (2 ans ? 3 ans ?). La logique du recrutement de Cabella, c'est plutôt celle qui a abouti au recrutement d'un Cardona ou d'un Le Cardinal.
On verra le moment venu, puisque le cas d'espèce ne s'est pas présenté. Toutefois, si on retient contre leur gré des Stassin et des Zuriko ou qu'on blinde pour des années le contrat d'un Pédro, ce n'est probablement pas pour revendre un Paalberg (?) qui réussirait au premier mercato d'hiver venu.
Mmh, pour ma part je mettrais plutôt Cardo et JLC dans la catégorie des Tabanou, Corgnet, KMP, KTC ou Pajot. Des joueurs dont on a l'espoir qu'ils stabiliseront l'équipe et auront un apport immédiat mais qui, contrairement à Cabella, sont recrutés réellement sans perspective de revente. Dans les joueurs plus récents, je pense qu'on peut aussi sans trop s'avancer rajouter Jaber à cette catégorie. Cabella, comme des Erdinç ou Roux à l'époque, pour moi c'est encore une autre logique : une forme de trading sans espoir de culbute stratosphérique, mais où on espère quand même revendre le joueur autour de son prix d'achat ou éventuellement jusqu'à un x2 en bénéficiant entre-temps d'un court apport significatif. Peut-être qu'à l'avenir des Csongvai ou Svetlin s'il performe sans exploser pourront la rejoindre.
On ne peut pas nier que l'approche trading sur le temps long se systématise sous KSV, mais elle a toujours fait partie du jeu de la direction de notre club car c'était le fonctionnement de la quasi-totalité des clubs français dans les années 2010. C'était en fait la seule approche viable envisagée dans un contexte de surdépense où tenter quelque chose à 180° aurait été un désavantage concurrentiel plus important que dans la période de vache maigres que connait aujourd'hui le foot français. En plus, des paris sur des jeunes joueurs à fort potentiel, on en a fait sous l'actionnariat précédent, ils étaient juste plus épars donc avec des chances plus limitées de réussir. Le premier exemple qui me vient en tête c'est Katranis, mais dans les réussis (et quelle réussite !) il y a évidemment Aubame.
À l'inverse, pour être équilibré dans cette comparaison entre les approches et même si ce sujet n'a pour l'instant pas été évoqué, je ne pense pas que "l'approche data" nous préserve d'être embarqués dans les connivences d'agents. Là c'est l'inverse, on passe du systémique avec les Bernès/Wantier/Venditelli à des cas plus épisodiques, mais ça ne m'étonnerait vraiment pas (simple intuition non vérifiée) que Miladinović et Annan – surtout le premier – rentrent dans cette catégorie.
En définitive, ce que je vois avec le changement KSV-Romeyer (et encore, il faudrait distinguer plusieurs Romeyer pour être précis) c'est une modification drastique des proportions entre les différentes stratégies et des moyens qui leurs sont allouées, mais pas forcément un renversement saturé du tout au tout comme si le trading était apparu avec KSV ou les deals d'agent disparus avec eux.