Le communiqué fais suite au banderoles sur la "traque", pôle emploi, "s'asseoir sur les 6 millions". Une banderole ou un communiqué peut à la limite s'entendre. J'ai vraiment du mal avec cette surenchère.Friteuse a écrit : ↑07 août 2026, 18:05 Après avoir relu en détail le communiqué, je vois pas en quoi il travaille contre le club en fait. Il demande fermement et officiellement qu'Ekwah ne reporte plus le maillot vert (et pas qu'il parte du club, ce qui est différent), le club ne peut pas décemment arriver à une conclusion différente vu la situation, problème réglé. "On va faire rejouer Ekwah et le valoriser" c'est un raisonnement qui pourrait se tenir avec une direction un peu molle qui se fait marcher dessus en permanence, mais le comportement de KSV envers les joueurs cotés ayant eu des envies d'ailleurs montre (qu'on pense qu'ils aient été malins ou non) qu'ils sont à l'exact opposé de ça s'ils sont un minimum cohérents.
Pour faire le pont :
1) Personne n'a envie de revoir Ekwah en vert. Ni les ultras, ni moi, ni j'imagine les dirigeants. Le possible recrutement du slovène est un indicateur de plus en ce sens. Son comportement a été plutôt lamentable (saut problème de santé mentale auquel je ne crois pas parce qu'on aurait communique un minimum dessus pour faire redescendre la situation). C'est indiscutable. Apres, il faut rester mesuré quand même. Il n'a commis aucun crime ou délit. Il a juste refusé d'aller travailler pour son employeur. Il s'est comporté comme une merde avec notre club. Il en a payé le prix sans aucun doute. Pas besoin de tirer sur l'ambulance. je ne le défend pas. Je défend le club et son intérêt.
2) L'’intérêt du club — le nôtre donc, en tant que supporters — est objectivement de le prêter dans un club où il aura du temps de jeu, pourra se relancer et voir sa cote remonter. C’est censé être aussi son intérêt pour reprendre le fil de sa carrière. Ce serait gagnant-gagnant.
Sauf qu’on sait tous qu’en situation de conflit, la rationalité ne s’impose pas toujours. On parle d’un mec qui a voulu arrêter sa carrière plutôt que d’honorer un contrat pourtant avantageux, ce qui montre au minimum une forme d’immaturité professionnelle et d’instabilité. C’est donc une alerte. Acceptera-t-il d’aller jouer dans un club de seconde ou troisième catégorie pour se relancer, ou préférera-t-il rester dans une posture conflictuelle ou victimaire ? Et que se passera-t-il s’il n’a aucune offre ou refuse toutes celles qui se présentent d’ici au 31 août ? Est ce notre intérêt de rendre ce conflit encore plus inflammable ?
3) Si le joueur est encore là en août, il devra être intégré à l’effectif et, au regard de la jurisprudence actuelle, le club ne pourra pas simplement le marginaliser : il devra notamment pouvoir s’entraîner normalement avec le groupe professionnel. Mais est-ce vraiment dans l’intérêt de l’équipe d’avoir tous les jours un joueur qui ne veut pas être là, qui tire la tronche et dont la situation empoisonne potentiellement le vestiaire ?
Et si, au contraire, le club décide de l’écarter durablement des entraînements collectifs, Ekwah pourrait, à mon avis, tenter sa chance devant les prud’hommes et demander la résiliation de son contrat aux torts du club. Avec un argumentaire assez simple : « Je suis sous contrat, je suis payé, je me présente au travail, mais on m’empêche de m’entraîner normalement avec l’équipe professionnelle et je n’ai, de fait, aucune possibilité d’être sélectionné et de jouer car il y a un climat particulièrement hostile autour de moi, avec des supporters ayant publiquement menacé de me traquer. »
Malgré ses antécédents et son refus initial de jouer pour l’ASSE, je ne serais donc pas aussi catégorique sur l’issue d’un éventuel contentieux. Pas certain du tout qu’il perde devant les prud’hommes et qu’il ne finisse pas par obtenir la résiliation de son contrat et partir libre.
4) Une dernière chose. Imaginons qu’on en arrive à un contentieux. Si le club déclare publiquement qu’Ekwah ne rejouera plus jamais en vert — comme peut être les ultras semblent le réclamer (sinon pourquoi cet acharnement ?) et comme les journalistes ne manqueront pas de poser la question à Cathro en conférence de presse —, ce serait du pain béni pour le joueur s’il voulait ensuite demander la résiliation de son contrat. Le club lui fournirait un argument de plus pour démontrer que sa mise à l’écart est définitive et ne relève plus d’un simple choix sportif.
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