Benjo a écrit : ↑05 août 2026, 23:34 sans logique d entraîneur
Je ne suis pas d'accord. La logique, elle n'est pas compliquée :
Juin 2024 : virer un entraîneur promu, y a que Caiazzo (et Romeyer ?) pour faire ça. KSV décide de laisser sa chance à ODO, comme ils l'ont fait avec tout le monde au club d'ailleurs. Et puis ODO est très apprécié du public, et je suis sûr que ça compte dans leur choix.
Décembre 24 : ODO non seulement n'y arrive pas, mais abandonne les préceptes souhaités par le club (ses derniers matches, il pose le bus et rappellent des "vieux" peu désirés, sans améliorer les résultats - au contraire).
Horneland arrive, et c'est là que la "logique KSV" débute vraiment : profil de coach à gros caractère qui peut plaire aux supporters, spécialisé dans un système de jeu précis et supposé attrayant (il pète les stats au niveau continental, on en a eu quelques unes de relayées ici).
Été 25 : Malgré l'échec des 6 premiers mois, Horneland est maintenu avec l'idée de persévérer dans le même sillon. Là, il y a un signe de forte logique et cohérence, quand même.
Janvier 26 : Horneland s'est planté, a perdu son groupe et n'a même plus l'air d'avoir envie. Possible qu'il ait démissionné de lui-même d'ailleurs ; c'est mon hypothèse*.
Appel (en catastrophe ?) d'un coach en mode commando pour sauver l'objectif de montée - coach qui a un profil qui rassure tout le monde (Francais expérimenté avec expérience significative à l'étranger, capable de bien faire jouer ses équipes, réussite dans le projet data de Toulouse), et qui peut donc éventuellement être un bon cheval pour aller plus loin. En plus il est supporter du club, donc colle parfaitement avec l'axe "identitaire" revendiqué par la direction.
Été 26 : échec de la mission commando, et visiblement pas de coup de foudre entre Montanier et les dirigeants.
Arrivée rapide d'un nouveau coach, qui fait toute la préparation, et qui semble avoir un profil qui tient compte de l'échec Horneland : forte personnalité susceptible de plaire au public, hyper pointu sur la tactique (cf Le Cardinal, qui dit n'avoir jamais vu ça), mais plus souple, plus globe-trotter, et plus accessible avec les joueurs.
Bref, la logique est simple :
- la montée pas prévue les empêche de choisir directement un coach selon leurs critères - 6 mois perdu
- le coach selon leurs critères se plante - et probablement, même, les plante à leur grande surprise
- 6 mois de bricolage pragmatique pour se retourner et lancer le nouveau cycle seulement maintenant, qui est une reprise ajustée du premier
* Comment interpréter autrement le match de Boulogne, l'absence de rumeurs préalables sur le licenciement du viking, et l'impréparation de Montanier, alors au bout du monde ? Même les sites les plus putaclics n'avaient pas brodé sur une menace de licenciement d'EH.
Bûcher, guillotine ou peloton d'exécution : la méthode importe peu, du moment qu'on y envoie la VAR !