Le terme de déroute me semble galvaudé. Défaite oui, mais déroute non. Il faut rester lucide.Wert a écrit : ↑Hier, 22:25ON ne peut pas parler d'incident isolé pour la déroute contre l'Espagne. On en est à trois défaites consécutives (Euro, Coupe des Nations et donc Coupe du Monde) plus la finale perdue des JO. C'est hélas beaucoup trop pour y voir un simple incident isolé. C'est plus profond.sfabrice a écrit : ↑Hier, 20:49
Oui mais c'est dans un contexte bien particulier en Espagne. En France, il faudrait calquer toute la formation sur le modèle de jeu du PSG (ou de toute autre équipe dominante). Le problème est que les idendités de jeu sont moins fixes en France. Qui sait comment jouera le PSG dans 5 ans? Quelles sont les identités de jeu de Marseille, Lyon ou Lens? Les clubs (et les entrâineurs) s'adaptent aux joueurs disponibles. La formation n'est pas conçu pour alimenter la sélection et sans doute pas même les clubs mais pour remplir les caisses, car c'est le modèle économique dominant en France.
L'Allemagne rencontre une difficulté du même type. Pendant longtemps, les joueurs (et le jeu) du Bayern donnait une ossature à la sélection. Idem pour le Brésil qui a perdu toute identité footballistique.
Bref, il faut faire avec ce que l'on a car ce ne sont plus les sélections qui donnent le tempo sportivement.
Il y a deux jours, ni le sélectionneur ni les joeurs n'ont su s'adapter -ce qui était considéré comme la grande force du pragmatique Deschamps- pas plus qu'ils n'ont su jouer sur leurs qualités. Avoir une telle ligne d'attaque et produire aussi peu, ça pose question. Les bleus ont été défait sans avoir su appuyer ni sur leurs forces ni sur les faiblesses de l'adversaire.
On doit s'interroger sur certains manques à certains postes qui sont rédhibitoires : latéraux et milieu de terrain.
Oui, je pense qu'il faut s'appuyer sur le PSG. Le changement en Espagne ne s'est pas fait en deux ans. La révolution a commencé dans les années 90 à Barcelone puis la Fédé ont décidé de s'appuyer sur le travail fait à la Masia pour former et les entraineurs et les futurs entraineurs. C'est le rôle de la DTN à travers la formation d'influencer la politique sportive des clubs notamment chez les jeunes. EN France on va par exemple prioriser la dimension physique dans la sélection au sein des CDF là ou en Espagne on va privilégier la dimension technique et l'intelligence de jeu.
Il ne me semble pas que je parle d'incident isolé ni que je me focalise sur l'Espagne, qui je le répète à un palmarés inférieur à celui de l'EDF sur les dernières coupe du monde. Ce qui ne veut pas dire que la fédé espagnole travaillait mal. Si Olisé et Dembelé avaient été dans un bon jour, cela aurait pu passer contre l'Espagne.
Pas plus que je ne dis que la DTN ne doit pas travailler à varier les profils. C'est une évidence mais ce n'est pas la DTN qui a perdu la demi-finale.
Je pense que c'est plus compliqué en France à la DTN d'imposer des choix de formation, pour les raisons économiques évoquées et celles de la culture des clubs. On verra si le PSG adopte durablement le style Enrique. Force est de constater que le culture tactique de nos clubs se limite à une culture du résultat. L'Equipe TV rappelait les échanges savoureux entre Suaudeau et Deschamps datant de 2011. J'aurai préféré avoir un Denoueix en sélectioneur plutôt que Deschamps mais malheureusement les rapports de force interne du foot français ne sont pas ceux là.