Je n'ai pas de problème à accepter, en tant que citoyen, le fait que l'Etat adopte des politiques que je désapprouve, du moment qu'elles ont au moins un fondement.
Par exemple, pour en rester aux tribunes, j'accepterais même mieux que l'Etat décide d'éradiquer purement et simplement le mouvement ultra. Je serais en désaccord évidemment, et je soutiendrais la lutte des ultras, mais en prenant du recul, je comprendrais la logique (même mauvaise, erronée et contre-productive) des autorités consistant à vouloir mettre fin à un mouvement qui comprend objectivement un rapport disons ambigu avec la violence. Ce serait stupide pour mille raisons y compris sécuritaires, si on creuse un peu le sujet, mais fondé sur le principe et l'intention.
En revanche, rationnellement, il n'y AUCUN fondement quant à la décision de ne dissoudre que nos groupes et pas les autres. Mais vraiment aucun. Tout ce qui leur est reproché (les faits de violence, etc), on peut en reprocher au moins autant aux autres groupes ultras d'envergure. C'est juste factuel. Je dirais même que nos groupes sont gérés plutôt en bonne intelligence par rapport à la moyenne, quand on voit par exemple le travail des leaders pour éviter que les tensions MF/GA ne génèrent des problèmes plus graves type UB/NG (d'ailleurs ces deux groupes ne sont pas inquiétés vu le niveau des violences les impliquant, sans commune mesure avec les nôtres) ?
Du coup, comme il n'y a aucun fondement factuel à cette décision arbitraire, je pense comme Olaf qu'elle ne peut être motivé que par des raisons et intérêts liés à des personnes, ce qui est inacceptable et indigne d'un Etat comme l'Etat français, même si pas surprenant malheureusement. Ce côté république bananière est ce qui me fait le plus profondément honte dans l'affaire.
