Mic-Mic a écrit : ↑13 févr. 2026, 00:57
Robert-Denis Rault a écrit : ↑12 févr. 2026, 14:45
Le 2ème point est plus discutable. De son comportement avec ses coachs, on ne sait que ce qui a été manifesté en public, pas ce qui est interne au club. Donc impossible pour moi d'en juger, même si certains de ses ex équipiers ont été amenés à décrire un personnage au caractère "spécial " pas toujours sympathique.
Je reconnais à Ruffier le droit à la différence. Tout comme j'accepte de Puel son côté entier. Que cela ne fonctionne pas entre 2 individus, cela arrive tous les jours. Dans le cas présent, cela ne pouvait dailleurs pas fonctionner, Ruffier le dit lui-même : "Puel ? À partir du moment où il arrive, tu le sais que ça va se passer comme ça. " Il n'était donc pas question pour lui d'être le moindre du monde conciliant et de céder quoique ce soit sur ses petits privilèges. La première salve d'insultes a eu lieu dans le mois d'arrivée de Puel au club (3è match, je crois ?)
Par contre difficile de comparer 2 hommes aux postes et rôles diamétralement opposés. D'un côté un gardien de but qui vit dans son univers, de l'autre le coach décisionnaire, forcément, il y a plus d’occasions et de risques de friter pour le second. Mais en aucun cas, le "passif" de Puel ne peut dédouaner Ruffier de son comportement. Nous ne savons pas tout mais assez pour savoir que Ruffier est pleinement acteur et responsable de ce qui lui est arrivé. Par contre on peut légitimement reprocher à Puel et au club leurs manœuvres pour le licencier un fois la ligne rouge franchie par Ruffier. Je reconnais que ce n'était pas classe et le tribunal l’a jugé dans ce sens.
Je te rejoins sur le côté atypique de Ruffier dans le monde du foot (notamment dans son rapport avec les médias) et sur son côté pas toujours avenant. Mais ceci ne l'a pas empêché de performer pendant près de 10 ans chez nous, ni de faire partie d'une équipe reconnue pour avoir été une bande de potes.
Tu as raison sur la difficulté de comparaison entre Puel et Ruffier.
Mais le "palmarès" que Puel en termes d'accrocs avec ses joueurs est bien garni (liste non exhaustive

) :
- bagarre avec Lichsteiner à Lille, prises de tête avec Cris et Lisandro Lopez à Lyon
- tensions autour de ses fils à Nice
- problèmes avec Vardy à Leicester
- accrochages avec Ruffier, Khazri, Boudebouz, Debuchy, entre autres, à Sainté
Tu reconnaîtras aisément que la plupart des entraineurs n'ont pas autant de clashs publics dans leur carrière, ce qui donne quand même des indications sur le caractère et le fonctionnement de Puel.
Je n'ai pas de souvenir d'avoir vu Ruffier en venir aux mains avec un de ses coachs, ni de souvenir qu'il soit venu de Monaco avec l'image d'un fouteur de bazard. Comme il le dit, c'est à partir du moment où Puel est arrivé que Ruffier est devenu un problème, ça interroge.
Je reconnais que Ruffier n'est pas blanc comme neige dans cette histoire, mais je ne suis pas d'accord quant tu dis qu'il est pleinement acteur et responsable de ce qui lui est arrivé. Ok il y a eu le clash et la mise à l'écart de Ruffier jusqu'à la fin de saison, pour laquelle il est en partie acteur. Mais ensuite ? C'est bien Puel qui a refusé de repartir de zéro pour la nouvelle saison , et de mettre Ruffier numéro 4 (de mémoire). Et là Ruffier n'y pouvait plus rien. A ce moment, Ruffier était encore au club, à disposition du coach et aurait pu nous rendre de fiers services pour éviter de descendre. Mais Puel en a décidé autrement.
Robert-Denis Rault a écrit : ↑12 févr. 2026, 14:45
Quant au 3è point : bah... Attention à ne pas prendre pour argent comptant la version d'un joueur qui n’a jamais accepté la nomination et l’autorité de son coach.
Justement, ce n'est pas uniquement la version du joueur. Je rappelle que le refus de participer à un match est un motif légitime de licenciement. Il suffisait donc au club de convoquer Ruffier aux matches en tant que gardien numéro 2 et de constater qu'il ne se présentait pas pour pouvoir s'en séparer et économiser son salaire sans aucune indemnité à lui verser.
Tu crois vraiment que le club n'aurait pas fait valoir cet argument s'il était vrai ? Au lieu de ça, le club à chercher une vague histoire de masque, pour laquelle il a d'ailleurs été débouté.
Si tu m'as bien lu, je ne dis pas que la façon dont s'est passé le licenciement est juste. Je n'apprécie pas beaucoup la manœuvre pour justifier son renvoi du club, même si je ne suis pas en mesure de distinguer qui a fait quoi, qui a fait preuve d'une telle mesquinerie, Puel ou le club ? J’ai ma petite idée mais ne peut rien affirmer sauf que, bizarrement, Ruffier n'a jamais été défendu par un président (toujours irréprochable sous ce rapport ?) qui aurait dû être plutôt reconnaissant pour ce qu'il avait donné au club pendant 10 ans.
Ce que je dis, et qui est confirmé par les propos de Ruffier himself dans l'interview, c'est qu'il n'a jamais vu l'arrivée de Puel à l’ASSE d'un bon œil : "Puel ? À partir du moment où il arrive, tu le sais que ça va se passer comme ça.' Je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas s’il y avait un antagonisme antérieur particulier entre les deux ou si Ruffier ne se basait que sur la "réputation" de Puel. Le fait est que Ruffier n'était pas disposé dès le départ à collaborer, qu'il a, dès le début, très mal accepté que le coach lui demande de changer sa routine individuelle pour participer à des séances d'entraînement collectif et ce dans le but de faire évoluer son jeu au pied.
Ce que l'on sait, c'est que le premier clash public, c'est lui, Ruffier qui en est l'auteur, quelques jours après la nomination de Puel, en plein match. À ce que l'on sait, Ruffier n’a pas été sanctionné pour cela. Il a continué à être titulaire, a reçu plus tard le capitanat. Ce que l'on sait, c'est que le deuxième clash, c'est pour lui, toujours en plein match et toujours pour le même motif. Ce que l'on sait, ensuite, c'est que Ruffier a pété un plomb lorsque le coach a voulu lui annoncer sa mise temporaire sur le banc, le temps qu'il se remette à l’endroit. Ce que l’on sait, c'est la sortie médiatique trash de son agent dans la foulée et donc que le clan Ruffier était dans le conflit.
Ensuite, oui, on peut reprocher à Puel de ne pas avoir su régler le problème, de ne pas avoir su rétablir le dialogue. On ne sait pas ce
qu'il a tenté, s'il a même essayé. On ne sait pas comment Ruffier a réagi à ses tentatives. En tout cas, le divorce était consommé. Et ce l'on sait, c'est que le club, ne pouvant pas reprocher à Ruffier la sortie médiatique de son agent, a cherché "salement" des motifs de licenciement.
Maintenant en quoi le "passif " de Puel viendrait dédouaner Ruffier de son comportement ? On le sait que Puel est un sanguin mais on le sait aussi que Ruffier est "spécial". On l’a vu en match, on a des témoignages de coéquipiers. Et puis ta liste prête à caution ! Puel à Lyon ? Quand on connaît la mentalité des divas lyonnaises et la mentalité pourrie de ce club où tout entraîneur se fait lourder dans le drama, je crois que c'est tout à son honneur. Puel à Nice ? Il a voulu lancer ses fils, ce sont les supporters qui n'ont pas accepté. Il ne s'en est pris à personne. D'ailleurs ils viennent de le reprendre à Nice. Puel à Leicester ? Tu le connais Vardy ? Tu connais sa réputation ? Tu sais qu’ils se sont séparés en bons termes ? Puel à l’ASSE ? Des accrochages autres qu'avec Ruffier ? Pas la peine de gonfler la liste. Il y a des décisions contestables ou pas, mais qui seront toujours contestées. C'est partout pareil. Quand plus tard, les joueurs cadres ont voulu discuter avec Puel, la porte était ouverte, ils ont été reçus et entendus. Bizarrement, la porte, Ruffier lui l’a claquée.
Oui Ruffier est pleinement responsable de ce qui lui est arrivé en ce sens qu'il est l’auteur du clash et du dialogue rompu. Ensuite oui, une fois cela établit, le club a été très petit. La séparation était nécessaire mais n’a pas été mené d'une manière convenable, ni acceptable. La justice l'a aussi jugée ainsi.