tartifle74 a écrit : ↑Aujourd’hui, 17:14
Krees a écrit : ↑Aujourd’hui, 16:17
tartifle74 a écrit : ↑Aujourd’hui, 16:07
On te dit que c'est la faute de la police et de la préfète, bon-sang !!! décidément, tu ne comprends rien, les gentils ultras n'y sont pour rien
Y a moyen d'avoir un débat un peu moins binaire pour une fois. Ce n'est pas parce que les gens cherchent des explications qu'il faut confondre ça avec des excuses. Ce n'est pas forcément soit les ultras soit les autorités, peut-être que les deux ont leurs rôles/responsabilités dans ces incidents mais personne ici n'a défendu ceux qui se sont battu.
Perso quand je vois le nombre de visages decouvert (dont certains bien connus), je ne crois pas que ça ait été prémédité et pour ceux qui doute de la capacité des CRS à créer des problèmes, on peut se rappeler de ce camion garé devant Geoffroy pour un match contre Sochaux :
Désolé, mais j'en ai marre de toute cette violence dans et autour des stades de foot !! je ne supporte plus ces imbéciles qui n'ont rien dans la citrouille, aucun autre sport draine autant d'idiots dans ses tribunes, ça c'est la réalité. J'ai le droit de le dire ?
Bref, j'arrête ici ma contribution sur le sujet car j'aime pas les discussions conflictuelles, je constate que je ne suis pas (ou plus) connecté au monde... du foot d'aujourd'hui.

quelle désolation..
L'environnement du foot me débecte de plus en plus, suis-je le seul ici ? quelle désolation...
Ecoute Tartifle, je ne suis pas foncièrement beaucoup plus fan du "foot d'aujourd'hui" que toi mais s'il est un domaine où il n'est pas vraiment pire qu'avant, c'est bien celui des bagarres entre supporters. En fait, les rivalités entre supporters de foot pouvant conduire à des violences et échauffourées (aux abords d'un stade ou ailleurs, spontanées ou programmées tel un exercice militaire, entraînant des dommages colatéraux ou non...) ce n'es tplus ni moins q'une très longue tradition et il y en avait déjà dans les ïles britanniques, en Allemagne, en Autriche, en Espagne avant la guerre de 1914 et (encore plus après) déjà à l'époque ça faisait les choux gras des media (journaux) qu'ils soient bien-pensants ou non.
En fait, des gars qui choisissent des couleurs et se battent pour elles, des gars qui détestent la cité ou même parfois juste le quartier d'à côté parce que "nous on est beaux, intelligents et normaux, et les autres c'est des nuls avec une haleine fétide et le QI d'un bulot surgelé" c'est un truc aussi vieux que le foot organisé. Et aux temps héroiques comme maintenant, il y a toujours eu des critères pour choisir son club: la pression familiale et l'aura du club en question en premier lieu mais aussi la ville d'où tu viens ou même ton quartier (si c'est une grande ville). L'origine sociale, la religion... Quoi tu crois pas en dieu, t'es de gauche ? Sérieux ? Mais quelle horreur... Bon en fait, c'est pareil, c'est juste le cathéchisme qui est un peu différent. On va te trouver un club avec des racines ouvrières, un club pas snob, pas conservateur hein, plutôt libéral (euh, au sens nord-américain du terme... économiquement parlant, le foot pro européen a toujours été résolument ultra-libéral...) Bon s'il n'y a qu'un seul club dans ta ville, tu pourras toujours choisir ta tribune :
left-leaning or
right-leaning. Après, si ton club et le stade penche traditionnellement à droite, tu pourras quand même choisir ta tribune selon le degré de droititude. Par contre s'il y a des journalistes, déconne pas hein, ton groupe il est a-po-li-tique et il se bat uniquement pour les couleurs du club et pour la ville.
Les plus belles rivalités et les plus belles guéguerres de supporters sont souvent de type "intramuros" parce que la proximité immédiate, ça implique une tension permanente et des incidents diplomatiques nombreux. il y en a évidemment des centaines en Europe mais dans les villes moins importantes elles deviennent parfois incongrues: par exemple l'impitoyable guerre de tranchées entre les habitants de Sheffield restés fidèles à leurs aieux qui jouaient au cricket le mercredi et ceux qui veulent un club "uni pour la ville", a fait des dégâts et aucun club de Sheffield n'a évolué en Premier League depuis 26 ans maintenant. Mais aucun des deux camps ne lâchera le morceau. Et plus les décennies passent, plus les groupes de supporters (organisés ou non) ont l'impression de devoir assumer un héritage. Il faut être dignes de ceux qui nous ont précédés. En France, où le mouvement ultra s'est développé avec beaucoup de retard et le hooliganisme à l'anglaise à toujours été à la marge, on aime quand même se remémorer avec fierté les castagnes et les pillages de stations-service d'autoroute... Imaginez ce que ça peut donner à Belgrade pour les groupes gravitant autour de l'Etoile Rouge et du Partizan, deux clubs nés sur les cendres de la seconde guerre mondiale. Mais c'est sur tout le continent européen en fait et des bandes de jeunes (ou moins jeunes) qui se tapent dessus au nom d'un prétexte futile (une rivalité footballistique, sérieusement???) c'est en droite ligne des rivalités locales, régionales, nationales (et parfois au sein d'empires multiculturels.) qui ont toujours existé sur le continent. Parce que finalement il est avéré que ça se passait déjà dans la péninsule italienne à l'époque de François d'Assise, qui si je ne m'abuse a fait une petite année de tôle à Pérouse -coupable d' être venu avec d'autres adolescents nobles provoquer leurs ennemis régionaux dans un champ à mi-chemin des deux villes- et aussi dans les campagnes françaises : jeu de la soule, joutes... En fait en droite ligne d centaines d'autres "traditions viriles". En fait partout en Europe. Le football n'est qu'un exutoire, un conflit larvé mis en exergue pour faire diversion dans une société divisée et névrosée. C'était vrai à Vienne en 1913, c'est d'autant plus vrai dans la France de 2026.
Donc si ça arrivait il y aplus d'un siècle qu'on se castagne pour un motif aussi futile que "j'ai fait allégeance à mon club de foot et la conséquence c'est que je déteste le tien", si ça a survécu à deux guerres mondiales et une guerre froide et une litanie de drames dans les stades et aux abord des stades plus ou moins liés à "la passion parfois outrancières de ssupporters", je ne vois pas pourquoi ça serait si différent aujourd'hui. L emonde n'a pas su évoluer dans le bon sens (voir les infos pour plus de détails), pourquoi le supportariat organisé évoluerait-il dans le bon sens ?