Philou chtencolune a écrit : ↑14 août 2026, 16:12
Si on parle de phénomènes extrêmes, je crois qu'on en vit un depuis plusieurs semaines. Pas spectaculaire comme une tornade, 2 mètres de neige ou un tremblement de terre, mais les canicules qui s'enchainent avec la sécheresse quasi générale et jamais vue, la pénurie d'eau, agrémenté par des incendies un peu partout...
En y ajoutant les inondations de début d'année, tout ce qui était plus ou moins redouté est en train de se produire, mais avec beaucoup d'avance !
Et ce n'est que le début a priori
Je peux comprendre le scepticisme vis à vis des scientifiques du GIEC dans une période troublée où la confiance institutionnelle est rompue. C'est une posture que je ne cautionne pas mais que je peux entendre, l'idée que, "A moi, on ne me l'a fait pas".
Ceci étant dit.
En juin, pendant l'un des pic caniculaire, j'ai pris mon auto à 1h du matin : le thermomètre affichait 31 degrés. A 1h du matin. A Brignais.
Certaine nuit, même tard : l'air frais n'est jamais arrivée.

Comme la nuit dernière, par ailleurs.
A défaut de pouvoir vraiment croire aux grandes théories, Je te rejoins Philou chtencolune : ce qui était redouté se produit plus vite. A moins d'une amnésie totale, plus personne ne peux contester à son échelle qu'il y a une rupture totale avec la météo de notre enfance. Je parle pour les quadras ou plus vieux. Car, les jeunes, les 25 ans : ils sont nés dedans. ils avaient 3 ans en 2003.
J'ai grandi à Sainté, j'ai connu la neige en hiver. La neige me manque (sauf sur les trottoirs du Centre Ville). Et climatoscepticisme ou pas : il n'en tombe plus ou plus que rarement. j'ai connu des -15 degrés, et on jouait au foot quand même !
Franchement l'été, dans les 90's, quand ça dépassait 30 degrés, c'était déjà un évènement. Je me souviens, je guettais ça sur les cartes de météo !
Les journées de pluies s'enchainaient et pour nous les enfants, c'était très long. Je parle du climat Stéphanois. Car 5 ou 6 semaines de pluie d'affilée, dans le Béarn ça existe encore.

Mais à Sainté, ou à Lyon : il pleut maintenant bien moins, et ça ne dure pas.
L'été, on ne redoutait pas la canicule, mais le mauvais temps. Et à Sainté, on savait très bien qu'après les orages de la mi-aout, le temps basculait déjà en mode "c'est la rentrée".

Jusqu'à ce fameux gros orage qui arrivait toujours à mi-septembre et qui sifflait définitivement la fin de la partie.
Aujourd'hui, on raccourcie les étapes du tour de France à cause de la chaleur. En 96 je crois, ils ont annulé le passage du Galibier à cause de la neige.

Sauf érreur, ça ne s'est pas reproduit.
2003 a vraiment été une année de rupture. Un pallier. Avant 2003, 40 degrés à l'ombre, c'était le titre d'une émission de TV. Un titre en figure de style : une hyperbole. 40 degrés en France, ça n'existait pas.
Ce que nous vivons là, je ne le vivais pas dans mon enfance. Et ce qui me fascine, c'est notre impréparation rituelle.
Chaque année ou presque, la canicule débarque au mois de juin et on en découvre les effets. On improvise. On a eu une année pour s'équiper, pour préparer des ombrages, dégager les ilôts de chaleur, installer des dispositifs ou que sais-je encore : bah non, on est surpris. Et je ne parle pas de nos dirigeants (admettons leur nullité, tout sera plus simple.

). Je parle bien de nous. De moi.