Galcian a écrit : ↑09 juin 2026, 13:40
Pour essayer d'y voir plus clair, j'ai regardé les entraîneurs des 12 clubs promus directement ces dernières années :
Videira : Aucune expérience de la L2, peu ou pas expérimenté en pro.
Dumont : 5 ans d'expérience en L2
Pantaloni (x2) : Très expérimenté (+10 ans)
Gilli : Aucune expérience de la L2, peu ou pas expérimenté en pro, monte la seconde année
Pélissier : Très expérimenté (+10 ans)
Dujeux : Aucune expérience de la L2, peu ou pas expérimenté en pro.
Boloni : Très expérimenté mais pas de L2
Elsner : Aucune expérience de la L2, peu ou pas expérimenté en pro.
Montanier : Très expérimenté mais pas de L2
Battles : Aucune expérience de la L2, peu ou pas expérimenté en pro, monte la seconde année
Gastien : Très expérimenté mais peu de L2
Sur 11 entraîneurs (Pantaloni a été promu deux fois), il y a 5 "bleu-bites" avec aucune expérience ou presque tout court. A l'inverse, 3 entraîneurs qui connaissent bien le championnat, et 3 entraîneurs très expérimentés mais sans connaissance spécifique de la L2. Tous (sauf Boloni, et Elsner dans une moindre mesure) sont français en revanche.
Il serait intéressant de contextualiser ça en regardant le % de promus dont l’entraîneur n'a aucune expérience par au % d’entraîneurs sans expérience chez les 18 clubs.
Ainsi, prendre un barbon rompue aux joutes de L2 n'est non seulement pas un gage de réussite, mais ça ne représente qu'un bon quart des promu. Au contraire, les paris sans expérience réelle représentent presque 50% des promus alors même qu'ils ne sont pas une majorité parmi les entraîneurs.
Ainsi, il serrait agréable d'arrêter le poncif : faut prendre un français qui a bourlingué en L2 pour monter. Avec un jeune inconnu, on ne montera pas. C'est factuellement faux.
On peut bien entendu argumenter sur les pour et les contre de chacun, mais empiriquement la réussite ne permet de dégager une tendance en faveur de l'un ou l'autre comme beaucoup semblent le croire.