Re: OFFICIEL : Kilmer Sports, unique actionnaire, Ivan Gazidis Président de l'ASSE
Publié : 03 juin 2026, 04:23
Je valide complètement la vision qui nous devons avoir la clairvoyance de comprendre que Larry est sûrement notre dernière chance de voir nos rêves se réaliser au moins partiellement. Larry nous a trouvé beau. C’est Miss Monde qui fall in love de Quasimodo sans une tune. Oui on a été jeune et beau. Mais en étant complotiste l’histoire des verts de 76 les futures générations vont bientôt prendre cela pour une fake tellement c’était insensé. La dure réalité c’est que le club était vide et n’avait plus rien à vendre dans une région qui n’est pas la riviera. Il faut ouvrir les yeux, la métropole n’a même plus le budget pour débloquer les fonds pour racheter un escalier en béton à Bricomarché plus 10 toilettes Villeroy et boch en lot déstocké qui permettraient d’ouvrir les balcons. Si Larry nous lâche, il ne nous restera que la foi et la prière…Kreuzigue a écrit : ↑02 juin 2026, 19:23 Concernant la position des ultras face au football/produit de consommation, je ne pense pas qu'on puisse parler d' ''immaturité" de la part des ultras. Au contraire, je crois qu'ils sont ici dans leur rôle, celui de gardien du temple/ contre-pouvoir. "Non au foot business", ça a toujours été un de leur mantras et "oser" le mentionner en 2026, cela m'inspire plutôt du respect pour eux -parce que c'est totalement un combat d'arrière garde à notre époque. Dans le sport et particulièrement dans le foot, ça fait un moment que le business a gagné la guerre.
Le truc est que Kilmer a traversé l'Atlantique en business class pour faire du business, pas du mécénat. Par rapport au passé de Monsieur Tanenbaum dans le sport nord-américain, on peut dire que qu'il s'agit d'un business plutôt "éthique", prenant en compte le contexte de chaque projet (au moins en théorie) tentant de satisfaire au mieux les fans-/clients des clubs dont il a eu la charge (partielle ou totale) et traitant plutôt ces clubs comme des institutions ancrées (ou à ancrer) dans leur communauté. Monsieur Tanenbaum reste quand même un businessman nord-américain qui veut faire des sous. Mais dans le sport professionnel outre-Atlantique il est très loin de donner dans la cupidité extrème. Quand il s'est intéressé au baseball et a contribué à la première victoire de Toronto dans le championnat, il avait des concurrents obnubilés par le business, le plus célèbre d'entre eux étant le club des Yankees de New York, dont le mercantilisme exacerbé est mondialement reconnu pour avoir réussi de vendre chaque année des millions et des millions de casquettes avec le logo du club à des Européens qui, pour 95 % d'entre eux environ, n'avaient jamais assisté à un match de baseball et ne comprenaient strictement rien aux règles du baseball -si c'est pas du top marketing, ça.
Les Yankees, c'est un peu la Juventus du sport américain : très longue histoire, très gros palmarès mais aussi histoires de corruption, histoires de dopage, histoires d'arbitrage à la maison même quand ils jouent à l'extérieur, histoires de malversations en tout genre... Donc, les Yankees ne sont pas un exemple mais Tanenbaum c'est un peu l'anti-Yankees mais, oui, il veut quand même faire des profits. Le problème c'est que faire des sous avec un club de foot, c'est un concept assez inusité en France, même en 2026, et surtout à Saint-Etienne, où on a pas vu ça depuis euh, le sommet des années Rocher sans doute (et encore, il me semble qu'à l'époque il y avait la sacro-sainte "subvention" de la mairie qui faussait les bilans...) Bien sûr, je suis d'accord avec vous quand vous dites que dans le foot d'aujourd'hui, si on a de l'ambition, il faut de l'argent en quantité, et donc, comme Larry n'est ni un émir ni une poire, il faut faire du business à outrance. C'est ça ou rien. MAIS en mêm temps, le jour où les ultras l'admettent officiellement, c'est un peu la fin du mouvement ultra.
Au delà des résultats décevants sur le terrain (euphémisme) je peux très bien concevoir qu'un ultra (ou un mastre) puisse considérer avec méfiance Kilmer : entité lointaine aux contours flous, ayant pris le volant très récemment et pilotant le poussif bolide ASSE à distance... Entité venue aussi d'un continent où le sport est un spectacle depuis toujours et où un club de sport professionnel n'est ni plus ni moins qu'une entreprise.
Le supporter revêche, qu'il soit ultra ou non, pourrait également considérer Kilmer avec méfiance pour une raison totalement différente. Par exemple parce qu'il a refusé à son arrivée de faire le grand ménage dans le club que beaucoup de gens attendaient. Ils ne l'ont pas fait parce qu'ils n'ont pas voulu passer pour des cowboys. Parce qu'ils souhaitaient donner leur chance aux gens. Peut-être même qu'ils ne l'ont pas fait parce qu'ils ont trouvé en certaines personnes en place (au hasard le chat noir Soucasse) des qualités que nous, nous avons bien du mal à distinguer. Il reste qu'ils ne l'ont pas fait.
Monsieur Fahmy, je ne sais pas s'il est arrogant ou non, je me garderai bien de l'attaquer sur sa personnalité mais d'autres le font déjà : le Philippe Henriot du Progrès ex-arrière droit brocarde le Huss régulièrement. Et l'autre soir en tribune Faurand, la personne assise derrière moi faisait remarquer à son voisin que si Patrick Bateman avait eu un rendez-vous chez le dentiste dans le film American Psycho, ce dentiste aurait probablement ressemblé à Huss Fahmy... Je me suis retourné, vaguement inquiet pour ma personne (je n'ai jamais aimé Huey Lewis) Ces deux-là n'avaient rien d'ultras sanguinaires sans foi ni loi, en fait ils avaient l'air très bien, très comme il faut : propres, cheveux soignés, bonne élocution, pas d'odeur corporelle, opinions politiques de centre-droit... Des gens normaux, quoi. Encore une fois, je n'ai pas d'opinion sur la personne d'Huss Fahmy mais disons qu'il ne me semble pas impossible que l'image qu'il dégage puisse ne pas faire l'unanimité auprès d'un certain nombre de gens qui aiment l'ASSE, des gens venant d'horizons divers et variés... et qu'à terme, il pourrait bien cristalliser le ressentiment de ce qu'on appelle "le peuple vert". ["peuple vert" étant dans les faits un concept marketing plutôt moisi créé pour que les supporters des Verts achètent plus de produits dérivés ASSE... ça fait un bail que l'ASSE a dit oui au foot-bizness]
Avant, dans le bon vieux temps, c'était plus simple. Romeyé était omniprésent à l'Etrat. En fait, il n'était pas omniprésent qu'à l'Etrat, il était omniprésent tout court. Le contre-pouvoir ("les ultras à qui on ne la fait pas") savait où habitait le pouvoir en place (Roro 1er) et d'ailleurs ils le savaient tellement bien qu'à la fin de son règne, ils avaient même redécoré les murs de son château à Sainte-Siegmarigen, une action à la fois pleine de panache et totalement condamnable sur le plan de l'anxiogénéité procurée aux résidents âgés du dit château. Larry, lui, est loin. On peut pas taguer sa Prius hybrid. Fahmy est plus proche, mais bon à ce que j'ai compris, il es tbasé à Londres (?) et cette image d'homme froid et distant qu'on lui a collé le rend encore plus inaccessbile que Larry. La solution ? Une remontée dès l'an prochain. Parce que Kilmer doit absolument réussir et son projet pour le club doit absolument décoller. Pourquoi ? Pour tout un tas de raisons, la principale étant que, sans Kilmer, point de salut pour les Verts. Car ne l'oubliez pas, ils jouissent d'une excellente réputation -à l'échelle mondiale, dans le milieu du bizness du sport. Et s'ils échouent, les repreneurs potentiels crédibles -qui n'ont jamais couru les rues- se garderaient bien de racheter un club où Kilmer a investi et échoué.
