Après, là encore, certains ont tendance à répéter l'idée qu'on ne fait rien, ce qui est évidemment faux.Druss a écrit : ↑17 août 2026, 09:38On est donc d’acord pour dire qu’il faut s’habituer à manger moins de pain (car rendements plus faibles et produit importé) et commencer à imaginer un monde où on mange plus du sorgho? Bien. Tu vois ce n’est pas faire du sentionalisime. C’est faire un constat à partir de projections plausibles.Jacmo42 a écrit : ↑16 août 2026, 20:58Ben non, j'ai précisé dans le post précédent que même en France, on prévoit une perte de rendement du blé de maximum 20%. Ce sera probablement moins grâce à des innovations technologiques, que ce soit sur les semences (l'UE vient enfin d'ouvrir la porte aux NTG) ou les techniques agricoles. Je précisais juste qu'au niveau mondial, les volumes s'équilibreront probablement par l'exploitation de nouvelles terres arables.Druss a écrit : ↑16 août 2026, 20:39Tout d’abord, je parle du blé parce que c’est celui que tout le monde consomme en achetant son pain à la boulangerie. Et en effet, étant une culture de saison "froide" son impact est encore limité. 15% ? Peut-être (ca depend du scenario sur lequel s’appuie l’INRA). Je ne sais pas. Mais donc la solution, c’est d’importer nos céréales d’autres parties du globe ? De dire adieu a notre souveraineté alimentaire au profit de pays plus au Nord ? C’est vraiment ça qu’on veut ?Jacmo42 a écrit : ↑16 août 2026, 19:51C'est un peu de la poudre (de sucreDruss a écrit : ↑16 août 2026, 19:34
Ca s’appelle de la vulgarisation. Mais si tu préfères, je peux te donner la formule développée de tous les sucres (nutriments chimiques donc) que tu consommes a commencer par l'α-D-glucopyranosyl-(1→2)-β-D-fructofuranoside, pardon, le sucre blanc que tu mets sur tes fraises.) au yeux.
On crée toujours des produits de synthèse à partir de matières premières qu'il faut bien trouver quelque part. Les produits "non naturels" cela n'existe pas, sauf à croire en des phénomènes surnaturels.
Tu parles de la culture du blé mais les prévisions de l'INRA tablent sur un impact du réchauffement climatique de 10 à 20% sur les rendements en France en 2100, s'il n'y a pas par ailleurs d'innovations sur les semences et/ou les techniques de culture (ce qui est peu probable). En outre, le réchauffement favorisera la culture du blé dans de nouvelles régions du monde (le Canada notamment). Enfin, on le sait peu, mais l'augmentation de la concentration du CO2 dans l'atmosphère a pour effet connexe d'augmenter les rendements du blé (je dis pas pour autant que c'est cool, hein).
Bref, aucune étude scientifique ne prévoit de grandes pénuries de blé en France ni dans le monde à l'horizon 2100, donc tu ne verras probablement rien de tel de ton vivant, rassure toi.
Ensuite, qu’en est-il des production d’été ? Le secteur agricole encaisse des pertes de 40 a 50% sur le mais. La moitié de la production est foutue alors qu’on est a +1,6° d’augmentation des moyennes de température. Ce n’est pas du catastrophisme. C’est une donnée statistique réelle.
Enfin, pensez selon l’optique "après moi le déluge" n’a jamais fait partie de mes aspirations. Se rassurer en se disant qu’on ne connaitra pas le climat de 2100 est une forme ultime de cynisme.
Le maïs est une des cultures qui demandent le plus d'eau, donc en effet, ça souffre vite. Mais on peut la remplacer par des cultures moins gourmandes en eau, comme le soja et le sorgho, par exemple, qui s'y substituent bien notamment dans l'alimentation animale.
Je ne suis pas du tout dans une optique "après moi le déluge", c'est toi qui disais que tu ne "voulais pas voir ça de ton vivant". Mon propos n'est pas de dire que le dérèglement climatique n'est pas un problème sérieux (il faut diminuer les émissions de GES) mais les conséquences catastrophiques à court terme que tu évoques sont presque toutes exagérées ou sélectives, généralement issues de courants idéologiques aux motivations douteuses, comme on l'a vu exprimé par certain dans d'autres posts (récupération anticapitaliste).
Maintenant concernant l’idée que la nature va s’équilibrer pour maintenir un systeme thermodynamique constant. C’est sans doute le cas. Un peu. Les écosystèmes vont se modifier pour emmagasiner plus de CO2 (par la photosynthèse par exemple). Sauf que c’est toujours considérer une seule facette de la pièce pour minimiser la situation. Parce que dans le meme temps, il y aura des crises qui vont aggraver la situation. Un mega-feu qui brule 40 000 hectares de forêts detruit des écosystèmes entiers et relachent des quantités astronomiques de CO2 qui était stocké dans les especes végétales.
Tu cites souvent l’exemple de l’AMOC en précisant que son oscillation va atténuer le réchauffement. En effet, il varie entre une periode chaude et froide tous les 70 ans (de memoire car mes cours de climato sont loin). Sauf que tu oublies de préciser que ce courant ne concerne que l’Atlantique. Son influence est donc limitée à l’échelle de la planète. Par ailleurs, tu ne parles pas des conditions de sa formation, c’est-à-dire le basculement des eaux de surface aux poles en fonction de la salinité et de la temperature des eaux en profondeur. Or, la salinité baisse car les précipitations d’eau douce augmente au pôle à cause du réchauffement et que dans le même temps la temperature des eaux profondes augmente.
Rien ne dit que l’AMOC ne va pas s’attenuer dans les decennies à venir. L'évaluation de la probabilité d'un effondrement de l'AMOC (la circulation méridienne de retournement atlantique) est estimée entre 10 % et 23 % pour un risque déjà engagé, et elle pourrait grimper jusqu'à 80 % d'ici 2100. Ce n’est pas du catastrophisme. 15% n’est pas une probabilité infime. On ne parle pas d’un risque improbable.
Le GiEC n’est pas un monstre idéologique qui veut detruire nos modes de vie pour qu’on deviennent communistes. Ce sont des rapports qui se basent sur des travaux scientifiques à partir desquels Ils établissent des modèles, cerains quasi-certains et d’autres plus ou moins plausibles. C’est surtout faire passer un message : attention, si on continue en espérant que les écosystèmes vont tout arranger, c’est jouer les apprentis sorciers.
En Europe, les émissions de GES ont connu un pic en 1991 (oui, 1991) et baissent sensiblement depuis plus de 20 ans. La France est d'ailleurs l'un des pays développés les plus vertueux dans le monde grâce à son parc nucléaire. Même en Chine, premier émetteur mondial, les émissions ont commencé à baisser depuis 2 ans, après qu'ils ont engagé un programme assez pharaonique pour décarboner leur économie. Au niveau mondial, la voiture la plus vendue dans le monde en ce moment est une Tesla, donc 100% électrique, chose inimaginable (et que certains jugeaient même impossible) il y a encore 10 ans.
Peut-on faire mieux ? - Sans doute. Cependant, à part tenir un discours un peu désespéré et vaguement désespérant en égrainant les pires scénarios possibles (et parfois même au-delà) pour les décennies à venir, on peine à déceler dans ton discours les solutions proposées, ce qui serait sans doute plus intéressant.
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