Jacmo42 a écrit : ↑16 août 2026, 09:40
biboutitou a écrit : ↑15 août 2026, 21:53
Druss a écrit : ↑15 août 2026, 18:48
biboutitou a écrit : ↑15 août 2026, 18:17
Wert a écrit : ↑15 août 2026, 17:50
Je ne vois pas ce qu'il y a de sensationnaliste dans mes propos pour le coup ?
Pour le reste, la chaleur augmente la chaleur de la mer, qui augmente l'humidité ambiante, et cette humidité augmente à son tour la chaleur ou tout au moins la sensation de chaleur. Et cette humidité se transforme en pluies torrentielles. C'est un scénario qui se reproduit désormais toutes les années.
Dans ta formulation, on dirait que dans qqles jours, il va y avoir des pluies torrentielles aux Baléares....
La chaleur, donc l'humidité augmente les risques, c'est sûr, mécanique mais faut que les conditions soient réunis.
Ce que je remarque chez moi dans le montpelliérain, c'est une décorrélation entre la hausse des T°C estivales et les pluies méditerranéennes.
Depuis 2017, le réchauffement estival est flagrant et le dernier événement méditerranéen a eu lieu en 2018, je constate plutôt des pluies en augmentation en hiver, comme si il y avait une saison des pluies (de novembre à mai) et une saison sèche, un peu comme en Andalousie ( cette année il a plu 1000mm en 6 mois!!!)
La remontée vers le N de la ceinture subtropicale inhiberait les pluies automnales....cela n'empêchera pas de gros épisodes comme à Valence (ia) en 2025 ou en Lybie en 2023.
Moins d'épisodes mais + violent, très sûrement.
Par contre, + au N, à la limite du climat méditerranéen, les épisodes violents risquent de se multiplier (Annonay, vallée du Gier etc,etc...)
Il n’y a plus vraiment besoin de pluie torrentielle pour avoir des innondations. Les sols sont tellement secs qu’ils sont mperméables comme du béton. Un filet d’eau resterait en surface
Autre élément concernant l’incidence de l’augmentation de la temperature des océans :
Tout d’abord, la température de surface détermine l'énergie accumulée par les vents qui soufflent en surface. Quand l’eau est chaude, les vents se chargent en énergie qu’ils devront decharger d’une manière ou d’une autre. Ils peuvent le faire doucement en rechauffant les terres ou violement par des tempêtes, ouragans, etc...
Ensuite, la temperature des eaux de surface détermine la solubilite des gaz dans l’eau (loi de Henry). A pression constante, plus la T° de l’eau est chaude, moins les gaz se solubilisent. Donc, il y a moins d’oxygène dans les eaux ce qui est terrible pour la faune et aussi moins de CO2. Or, moins de C02 dans la mer veut dire plus de CO2 dans l’atmosphère (principe des vases communicant). Du coup, il y a aggravation de l’effet de serre.
Et je ne rentrerais pas dans les détails de la température des eaux en profondeur qui alimente la circulation oceanique et qui est à l’origine de la formation de points froids aux poles. Bref, on parle beaucoup de réchauffement atmosphérique lorsqu’on parle de dérèglement climatique. Mais on passe beaucoup trop vite sur le réchauffement de la température des oceans qui est une véritable bombe a retardement (comme le dégel du permafrost) .
Le ruissellement sur sol sec est réel, mais seulement sur la 1ère pluie, après les sols se réhumidifient progressivement et supportent les pluies d'après.
Sinon,

et

pour la suite.
De façon générale, la nature supportera les changements à venir, elle en a vu d'autres, les fragiles dans l'affaire, c'est nous; c'est nous pour qui le changement est anxiogène parce qu'on fonctionne dans des systèmes très fragiles supportant peu la variabilité.
Oui, d'ailleurs, l'expression "détruire la nature" n'a aucun sens, c'est du néopaganisme bizarre.
On perturbe un système qui trouvera un autre équilibre. Il semble très improbable qu'on fasse par exemple totalement disparaître le vivant sur Terre.
Cela n'empêche pas, évidemment, de chercher à minimiser notre impact en tant qu'espèce.
(bon, dans les faits, nous aussi on sait s'adapter)
Je pense que vous avez des conceptions très simplistes de l’écologie scientifique.
Tout d’abord concernant les écosystèmes.
Point 1 : Un écosystème est d’autant plus robuste qu’il est complexe. Un écosystème simple (avec peu d’espèces donc peu d’interactions) est un système fragile plus à même de s’effondrer. Un champ en monoculture est par exemple un écosystème très vulnérable. Un pathogène peut détruire toute la culture car la biodiversite génétique est faible (1 seule espèce cultivée, généralement une seule variété) et comme il y a très peu de chaînes alimentaires différentes, 90% des espèces seront impactées.
Reduire la biodiversité, c’est simplifier des écosystèmes. C’est donc fragiliser le système. Ce n’est pas simplement le perturber. Il ne va pas trouver un "autre équilibre". Il va trouver un equilibre précaire. Si demain, je vous demande de diviser vos salaires par 2, ce n’est pas un mode de vie différent, c’est un mode de vie précaire.
Point 2 : un écosystème se complexifie avec l’âge. Un écosystème "adulte" sous nos latitudes c’est une forêt de feuillus. Ca veut dire que tout écosystème terrestre, sous de bonnes conditions climatiques et si on le laisse faire deviendra une forêt. C’est un système stable, robuste, endurant.
Il existe cependant des "crises" qui peuvent bloquer son développement ou même le faire revenir à un âge antérieur.
Exemple 1 : l’éleveur fait brouter ses bêtes dans la nature. . Les pouces d’arbustes sont mangés ou detruits. Le piétinement constant des animaux bloque le développement de l’écosystème au stade prairie. C’est mignon mais ça reste un blocage.
Exemple 2: méga-feu de forêt comme on a vu cet été. Les arbres brûlent. La plupart de la faune et de la flore dusparait. L’écosystème adulte subit une crise majeure qui le renvoie directement au point de depart. Ce n’est pas une "perturbation". C’est littéralement un retour des siecles en arrière. L’écosystème repart de 0. Et comme il redevient simple, il est très fragile. Il peut s’effondrer comme un château de carte. Ce n’est pas une simple influence. Si demain, je vous donne l’autonomie et les capacités physiques d’un enfant de 5 ans, ce n’est pas un "autre équilibre". C’est une atteinte directe à votre intégrité.
Point 3 : A l’échelle humaine, les espèces ne s’adaptent pas. Elles s’acclimatent ou elles meurent. Les adaptations (génétiques) se passent sur des millénaires. La probabilité de mutation génétique bénéfique transmissible à la descendance est de l’ordre de 1 sur 1 million à chaque génération.
Point 4 : l’acclimation est permise grâce à 2 facteurs. La variabilité génétique. Certians individus au sein de la population sont plus "résistants". Ils survivent pour transmettre leur resistance. Cool
La tolérance thermique. Toutes les espèces ont une fenêtre de tolérance thermique avec un optimum. Ca veut dire qu'il ’il existe une température optimale de vie et un seuil de tolérance de part et d’autre. Certaines espèces ont une tolérance thermique faible (quelques degrés). Elles meurent
lorsque les conditions de temperatures varient peu, MÊME les individus les plus resistants. Pas cool.
Si tu changes les moyennes de +6°, tu depases le seuil de tolérance thermique de 90% des espsèces. Ce n’est pas une "perturbation du système". C’est des centaiens de bombes atomatiques en pleine guerre.
Point 5 : on estime le nombre d’espeèes differentes à 1,5 millions (à la grosse louche parce que c’est sans doute plus). Pourtant ca ne represente que 1% du vivant sur Terre. Ca veut dire que 99% de la biodiversité a disparu et a été remplacée. Chouette, le vivant survivra à cette crise d’extinction massive. Une nouvelle biodiversité adaptée à des temperatures de +4° peut apparaitre. Sauf que l’apparition d’une nouvelle biodiversité ne se passe pas à l’echelle humaine. Il faut des millions d’années. Nous serons plus là pour la voir. Et je nous souhaite bonne chance pour survivre sur une planète ou 90% des espèces cultivées pour nous nourrir disparaissent. Et le régime de plusieurs centaines de milliers d’années risquent dnêtre complqué à tanker avant qu’on se remette a manger autre choses que des racines, des insectes.
Est ce que c’est ça l’"adaptation" que l’on veut ? Manger des pilules de nutriments chimqiues toute notre vie car plus de miel, plus de blé, p ? Elever des animaux dans des grandes fermes réfrigérées pour qu’ils survivent afin que ca profite aux 10% des personnes les plus riches capables de se payer leur steack ou leur poisson à 100 euros le kilo ?