Wert a écrit : ↑09 oct. 2026, 00:42
Encore une fois le modèle du Président et encore pire du DS charismatique qui descend dans le vestiaire me parait complètement connoté culturellement et anachronique aujourd'hui dans le foot de haut niveau.
Vous imaginez Luis Enrique ou Guardiola tolérer qu'un Président ou encore pire un DS viennent interférer dans leur lien direct avec les joueurs ? Ca semble impensable.
Je lis souvent que beaucoup ici reprochaient à Perrin sa timidité et réclamaient un DS charismatique. Or je trouve que c'est un point de fragilité dans un club et qu'il faut que celui-ci ait l'intelligence de respecter l'autorité de l'entraineur sur son vestiaire pour que ça marche durablement. Le contre exemple, c'est encore une fois l'OM. On a vu comment Benatia a fait exploser l'organigramme du club l'année dernière. Ce que met Kilmer en place aujourd'hui c'est plus proche du foot anglais (dont les clubs marchent plutôt bienI) : un Président qui préside, des services techniques forts, et cette année je pense - et là il y a peut être une évolution - un coach entraineur manager qui me semble renforcé.
Oui je suis en partie d'accord avec toi.
Un président ou un Ds ne doit pas affaiblir son coach en prenant une trop grande place, ce serait lui enlever de l'autorité sur ses joueurs et chacun à sa place, le coach a a priori plus de compétences tactiques. Seulement parfois cela peut s'avérer nécessaire, pas pour le contredire, mais pour l'épauler dans ce qui peut-être un moment clef d'une saison. Si c'est trop souvent, soit le président et le Ds font n'importe quoi, soit le coach est réellement mauvais et il faut le remplacer.
Je te redonne mon exemple de fin de saison dernière. Il n'y a pas à intervenir contre Troyes ou Le Mans ou Nice, l'équipe a fait son possible, seulement en face ils étaient meilleurs sur ces matchs décisifs. Pourtant on aurait pu griller Le Mans en ne perdant pas à Bastia. Sur ce match, ce n'est pas une question d'adversité, nous n'avons pas joué la partie avec les bons ingrédients, la férocité pour prétendre monter.
En resituant ce qui me semble être le contexte, les joueurs ont eu une saison difficile traversée par des sauts émotionnels, c'est bien de l'avoir à la fin en triomphant, mais en cours de saison cela épuise nerveusement. Un temps ils commencent bien et semblent devoir rouler sur le championnat, la mécanique se grippe et les adversaires comprennent nos failles, Horneland persiste sans jamais se remettre en question. A ce moment déjà, lorsqu'on prend des buts en cascade dans lesquels l'équipe adverse nous déséquilibre et ils en rigolent presque de voir que c'est si facile et non corrigé. S'il y a un responsable sportif, c'est convocation d'Horneland entre quatre yeux et lui faire comprendre que soit il change, soit il vire.
Déjà deux états émotionnels : un temps le bonheur et l'enflammade, le suivant ils deviennent des nuls et le coach ne cherche pas à les aider.
Après de trop longs atermoiements, il vire enfin le coach. Je comprends pour l'ego, Gazidis a du mal à accepter s'être trompé. Pourtant c'est comme ça les prises de décisions amènent parfois des erreurs, l'ego il faut le mettre de côté.
Ensuite arrivée de Montanier, les joueurs revivent, il corrige et affiche plus de pragmatisme. Nouvelle étape émotionnelle, eux que plus personne ne voyait remonter, qui se faisaient démonter, redeviennent une équipe à pouvoir y prétendre, et au delà même, ils vont remonter. Montanier n'a jamais du passer autant de temps à la télé et minaude avec les commentateurs de Bein. C'est humain il est toujours plaisant d'arriver et renverser une mauvaise spirale, forcément tu en es crédité directement. Bien entendu dans le yoyo perpétuel de la saison, la décompression est naturelle. Sauf que la saison est interminable et nécessite un dernier coup de collier d'autant que les derniers matchs sont costauds. BASTIA horribilis
Dans la torpeur de l'île de beauté, Montanier et ses joueurs arrivent comme des touristes. Les Corses ont le couteau entre les dents, 44 s de jeu, bing but pour Bastia. Larsonneur n'est quand même pas une assurance tous risques sur les frappes éloignées. On a la possession du ballon, mais on ne fait rien avec, très peu de frappes cadrées, cela ronronne. On pense que cela viendra naturellement, que l'autre débloquera la situation, pas de dépassement de fonction, rien.
Et bien à la mi-temps, je pense que c'est le rôle d'un directeur sportif ou d'un président de casser le ronronnement en réveillant tout le monde pour pousser une gueulante. Mais pour cela il faut un responsable clairement désigné et avec l'autorité qui va avec. Quelqu'un ne se cachant pas d'être le directeur sportif.
Toi qui est plutôt pour une gestion collective, sans incarnation et autorité nette, pourquoi l'entraineur serait un cas à part ?
Si tu reconnais qu'il doit avoir de l'autorité sur son groupe pour le gérer efficacement, pourquoi en irait il différemment des autres composantes du club ?